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Description de l’Armoise annuelle Biologique

Résumé

Plante médicinale contenant de l’artémisinine, une molécule antipaludique, utilisée principalement en Afrique sous forme de gélule pour soigner le paludisme (malaria).

Noms
Noms français: Armoise annuelle, absinthe chinoise
Nom scientifique: Artemisia annua L.
Nom anglais: sweet wormwood, Chinese wormwood
Nom allemand: Einjährige Beifuß
Nom italien: artemisia annuale
Nom portugais: losna-verde, artemísia
Nom espagnol: ajenjo dulce
Nom chinois: qinghao (青蒿)

Armoise annuelle bio (Artemisia annua)

Armoise annuelle bio (Artemisia annua)

Famille
Asteraceae (Astéracées)

Constituants
– Lactone sesquiterpénique: artémisinine
– Flavonoïdes
– Huile essentielle riche en monoterpènes

Parties utilisées
– Feuilles, plante entière

Effets
– Antipaludique, antifongique (huile essentielle), anti-cancer

Indications
En usage interne :
– Paludisme (malaria), dermatites (en médecine traditionnelle chinoise), migraine, fièvre, mycoses (en huile essentielle). Lupus (en médecine populaire). Prévention et guérison des cancers

Préparations – Sous quelle forme ? (formes galéniques)

– Gélule (à base de poudre), comprimé d’armoise annuelle

– Tisane d’armoise annuelle

Où pousse l’armoise annuelle ?
L’armoise annuelle est originaire de Chine, elle pousse dans les zones tempérées chaudes (source: Wikipedia.org). On trouve actuellement des cultures d’armoise annuelle dans d’autres régions que la Chine comme l’Europe et l’Afrique (ex. Madagascar).
C’est une plante mesurant de 80 à 150 cm de hauteur.

Remarques
– L’armoise annuelle est une plante traditionnelle chinoise utilisée depuis plus de 2’000 ans pour soigner plusieurs maladies, y compris le paludisme. Cette plante est aussi utilisée dans la médecine traditionnelle indienne.

– Des études ont prouvé l’efficacité de l’armoise annuelle contre le paludisme.
Pour soigner le paludisme, l’OMS recommande toutefois de l’associer à d’autres traitements contre la paludisme, il faudra éviter une monothérapie en utilisant seulement de l’artémisinine. Cette recommandation permet d’éviter les cas de résistances à cet antipaludique naturel.

– Le 5 octobre 2015, le prix Nobel de médecine a été attribué à 3 chercheurs, l’un de ces lauréats était la Chinoise Tu Youyou qui a notamment travaillé pendant plusieurs années pour le compte du gouvernement chinois à la fin des années 1960 dans la lutte contre le paludisme. Ses travaux de recherche ont abouti à l’extraction de l’artémisinine bio, principe actif de l’armoise annuelle bio (Artemisia annua). Actuellement l’artémisinine bio est le seul traitement disponible dans des cas graves de paludisme. Mme Youyou a réussi à intégrer dans son travail des éléments de la médecine traditionnelle et de la recherche scientifique moderne.
Mme Youyou et son équipe ont analysé plus de 2’000 remèdes de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) présentant un potentiel dans la lutte contre le paludisme. De tous ces remèdes, ils sont arrivés à 380 extraits de plantes qu’ils ont ensuite testé sur des souris. L’un de ces extraits s’est avéré un fébrifuge efficace lors des excès de fièvre provoqués par le paludisme. Cet extrait provenait de l’armoise annuelle (Artemisia annua). Mme Youyou et son équipe ont modifié le processus d’extraction et ont isolé, au début des années 1970, l’ingrédient actif de l’armoise annuelle à savoir l’artémisinine. Son travail a seulement été rendu public en 1977, après la fin des restrictions du gouvernement chinois.


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Définition de l’artémisinine (chinois traditionnel : 青蒿素 ; pinyin : qing hao su) est la substance active médicamenteuse isolée de la plante Artemisia annua (chinois traditionnel : 青蒿 ; pinyin : qing hao) et dont la vertu médicinale est connue en Chine depuis plus de 2 000 ans.

Il s’agit d’une lactone sesquiterpénique portant un groupe peroxyde qui semble être le fer de lance de son efficacité thérapeutique.

Elle est la base de tous les médicaments antipaludiques utilisés. Les essais cliniques de phase III menés démontrent aussi sa bonne potentialité comme médicament pour traiter la bilharziose et de la distomatose. Des essais de phase pré-clinique sont également en cours, notamment avec son dérivé la dihydroartémisinine, dans le but de traiter certains cancers, dont celui du sein, avec moins d’effets secondaires que la chimiothérapie classique.
Histoire
Pharmacopée traditionnelle
La plante, qui appartient à la famille des Asteraceae, est utilisée en herbologie chinoise depuis plus de 2 000 ans. Son plus ancien usage formulé par écrit figure dans un texte appelé Recettes pour cinquante-deux maladies (chinois traditionnel : 五十二病方 ; pinyin : Wǔshí’èr Bìngfāng) datant de 168 av. J.-C. découvert, parmi d’autres textes ayant traits à 283 traitements médicaux différents, dans une tombe mise à jour sur le site de Mawangdui et datant de la dynastie Han4,5. Une des recettes décrit « comment faire tremper les feuilles et les branches de la plante de qing hao dans l’eau pendant une nuit, puis boire cette eau en tant que traitement contre le paludisme ».

Ge Hong en parle aussi dans son ouvrage intitulé Manuel de prescriptions pour les situations d’urgence (chinois traditionnel : 肘后备急方 ; pinyin : Zhou hou beiji fang) rédigé au début du ive siècle6 ainsi que l’herboriste Li Shizhen dans son Grand Traité d’herbologie (chinois traditionnel : 本草綱目 ; pinyin : Běncǎo gāngmù) écrit entre 1552 et 1587 et où sont codifiées 11 196 prescriptions7. Selon Li Shizhen, la préparation doit consister en « une touffe de feuilles, recueillie au printemps ou en été, macérée dans deux sheng (chinois traditionnel : 升 ; pinyin : shēng) d’eau (soit 2,07 L) puis pilée avec un pilon dans un mortier pour en extraire le jus ».
Histoire contemporaine
L’histoire contemporaine de l’artémisinine commence pendant la guerre du Viêt Nam lorsque l’armée nord-vietnamienne construit tout un réseau de souterrains. Comme ces tunnels récupèrent toute l’eau de pluie, les anophèles transporteurs du paludisme s’y reproduisent dans l’eau stagnante. Le problème prit une telle ampleur, que l’armée nord-vietnamienne a perdu plus de soldats par le paludisme que par les armes. Les Nord-vietnamiens se sont alors tournés vers la Chine pour essayer de trouver une solution.

L'artémisinine anti-cancer puissant

L’artémisinine anti-cancer puissant

En 1967, des chercheurs militaires chinois se sont donc attelés à l’étude des remèdes traditionnels à base de plantes avec l’espoir d’en trouver un d’efficace contre la variété de paludisme endémique dans la péninsule indochinoise. Ils ont assez rapidement trouvé l’Armoise annuelle et, dans une région de Chine peu touchée par cette maladie, ils ont observé, qu’au premier symptôme de paludisme, les habitants de cette région buvaient, selon une tradition millénaire, une décoction issue de qing hao. Généralement administrée sous forme de macération, elle n’avait pas d’effet secondaire visible et semblait très efficace.

Après l’étude de plus de 2 000 remèdes traditionnels et le test de 380 extraits, l’isolement de l’artémisinine fut réussie, sous la direction du professeur Youyou Tu9. C’est en 1972 qu’un des chercheurs, essayant d’extraire la (ou les) substance(s) active(s) de la feuille d’Armoise annuelle, eut l’idée originale d’utiliser un solvant non aqueux (hexane ou alcool suivant les versions). Il obtint (après purifications répétées sur gel de silice) une substance huileuse jaunâtre qu’il put cristalliser en une poudre blanchâtre faiblement soluble dans l’eau mais bien dans la plupart des solvants organiques (dichlorométhane, acétone) présentant une bonne stabilité thermique à température ambiante et, le plus important, capable de tuer Plasmodium falciparum in vitro. Ses actions antipaludiques et l’élaboration d’un procédé d’extraction simple ont rapidement suivi.

Sa structure a été confirmée en 1979 par des analyses cristallographiques par rayons X et l’utilisation d’un microscope électronique à balayage. C’est une lactone sesquiterpènique avec deux atomes d’oxygène liés par un pont peroxyde au-dessus d’un cycle à sept atomes de carbone (cf. le tableau ci-dessus). Elle possède sept centres d’asymétrie autorisant un grand nombre de stéréoisomères, mais, par chance, Artemisia annua n’en synthétise qu’un seul ; néanmoins, le caractère totalement asymétrique de la molécule d’artémisinine rend sa synthèse artificielle particulièrement difficile, en particulier à des coûts acceptables (d’où l’utilisation de dérivés semi-synthétiques comme l’artésunate, l’artéméther et l’artéether).

Ce n’est qu’après le constat, au début des années 1990, de l’aggravation des phénomènes de résistance du parasite envers les médicaments classiques comme la chloroquine ou l’amodiaquine que les laboratoires pharmaceutiques ont commencé à s’y intéresser, et il fallut attendre 2001 pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare l’artémisinine « le plus grand espoir mondial contre le paludisme ». En 2006, elle recommandait toutefois d’arrêter la monothérapie afin d’éviter les risques de résistance : l’artémisinine affaiblit le parasite mais ne le tue pas systématiquement, et elle présente son efficacité maximale en association avec d’autres anti-paludiques (ACT)10. Malgré cela, en mai 2009 deux études indépendantes ont rapporté pour la première fois une augmentation significative de la résistance à l’artémisinine de P. falciparum sur le terrain, au Cambodge, probablement en conséquence de pratiques et de traitements incorrects, tel que cela avait été prédit en 2006 par l’OMS11.

Production
Le procédé de séparation des substances contenues dans les feuilles sèches de l’Armoise annuelle pour la production de l’artémisinine est la solubilité. Le fructose-1,6-bisphosphate est d’abord éliminé du composé amorphe qui est transformé en alcool par réaction d’oxydoréduction avec un complexe NADPH oxydase suivie d’une oxydation pour obtenir un aldéhyde qui est lui-même transformé en acide puis en hydroperoxyde par photo-oxydation avant de recevoir sa liaison péroxyde. La micronisation est obtenue à une température d’extraction de 62 °C sous une pression de 25 MPa avec précipitation à 45 °C via un tuyau de ø 1 000 μm. La taille du matériau granulaire ainsi obtenu est de 550 nm12.

La biodisponibilité de l’artémisinine étant assez faible (51,9 mg/L), celle-ci est transformée en dérivés semi-synthétiques ayant tous cette liaison péroxyde :

dihydroartémisinine (synonyme : arténimol) par réaction d’oxydoréduction, notamment, grâce à un cytochrome P450. C’est le métabolite secondaire de tous ses dérivés :
artésunate par l’acide succinique anhydre dans un milieu alcalin et ayant une bonne hydrophilité,
artéméther (synonyme : arténam) par le méthanol dans un milieu acide et ayant une bonne liposulubilité, artééther (synonyme : artémotil) par l’éthanol dans un milieu acide,
acide artélinique, artélinate : (synonyme : sodium artélinate) sel de l’acide artélinique,
artéflène, artémisinone.
Mode d’action
L’artémisinine est une lactone sesquiterpénique portant un groupe peroxyde qui semble être la clé de son efficacité. Elle bloquerait une enzyme qui permet au parasite de pomper le calcium et l’empêchant ainsi de se développer.

Tandis que l’artéméther, c’est-à-dire la molécule de peroxyde réduite de l’artémisinine, réagit avec le fer des globules rouges pour créer des radicaux libres qui, à leur tour, détruisent les membranes du parasite ou de certaines cellules cancéreuses et les tuent. À noter cependant que la présence de toute substance protégeant des dommages radicalaires (antioxydant) pourrait contrarier son efficacité.

Thérapies
Si l’artémisinine et ses dérivés sont surtout connus pour leur rôle thérapeutique en première intention dans le traitement de la malaria due aux cinq espèces de Plasmodium responsables de la maladie chez l’homme, ils sont aussi utilisés dans les cas de bilharziose, de distomatose, de leishmaniose viscérale et de pancréatite chronique ainsi que comme marqueur biologique d’une nécrose hépatique16,17.

Malaria
La prescription d’artémisinine, sous forme d’infusions, dont l’eau ne doit pas avoir bouillinote 3, de feuilles séchées de l’Armoise annuelle peut s’avérer très efficace et des résultats acceptables ont été obtenus avec des cures sous forme de tisanes, à utiliser au moment des fièvres. Les meilleurs résultats sont obtenus par simple macération dans l’eau froide ou dans le lait dont les lipides favorisent la dissolution et la stabilité moléculaire de l’artémisinine18.

Pourtant, cette utilisation en tisane fut fortement et rapidement déconseillée par l’OMS, car cette approche pouvait favoriser la résistance du parasite à la molécule semi-synthétique de l’artéméther. Bien que l’application du principe de précaution de la part de l’OMS soit louable, certains firent remarquer qu’aucune forme de résistance à l’artémisinine n’a été enregistrée en Chine, alors que cette tisane est utilisée seule depuis près de 2000 ans19. L’incertitude apparue découlait de la possibilité nouvelle d’une utilisation systématique et d’une application en masse de traitements à base d’artémisinine de qualité plus ou moins variable sur une très nombreuse population, une situation qui jusqu’à présent ne s’était encore jamais produite avec cette substance. C’est pourquoi, dès 2002, l’OMS publie une recommandation claire sur la nécessité d’utiliser l’Artemisinin-based combination therapy (ACT) dans les pays touchés par les résistances aux antipaludiques classiques. Sur l’avis d’experts internationaux, elle recommande l’introduction de polythérapies pour remplacer les monothérapies dans le traitement du paludisme et préconise en particulier le recours à des associations médicamenteuses contenant des dérivés d’artémisinine.

La politique de précaution pratiquée par l’OMS s’est avérée réaliste car, dès 2009, les premiers cas de résistance de Plasmodium falciparum à l’artémisinine ont été signalés et confirmés en Asie du Sud-Est20,21. C’est ainsi qu’en mai 2010, elle édite une mise à jour de ses recommandations22.

Cependant, une monothérapie à base d’artémisinine, ou d’un de ses dérivés comme l’artésunate ou l’artéméther ainsi que leur métabolite commun : la dihydroartémisinine, administrée sous forme de suppositoire, comme un Rectocap™note 4 de 200 mg d’artésunate, peut s’avérer particulièrement utile dans les cas de paludisme simple quand les patients sont incapables d’ingérer (vomissements répétés, impossibilité de manger/boire/téter, convulsions récurrentes, absence de réactions à la douleur, coma, absence de réactions psychomotrices) ou quand les présentations injectables ne sont pas disponibles ou qu’elles sont impossibles à administrer23. À noter, aussi, que l’utilisation d’une capsule rectale est préférable à une injection intramusculaire (IM) car n’importe qui est capable de l’administrer, il n’y a aucun risque d’infection par l’aiguille et la durée de réponse du produit est plus rapide. Elle est aussi préconisée par injection intraveineuse (IV) en traitement de première intention dans les cas de paludisme sévère.

Cette monothérapie (monodose de 10 mg/kg, ce qui est le plus communément conseillé, ou de minimum 8,5 mg/kg) induit une réaction parasitaire dans les douze heures et est supérieure à la quinine dans les vingt-quatre heuresnote 5. Elle doit impérativement être suivie, dès que possible, par un traitement avec une association médicamenteuse d’une ACT.

Bilharziose
Au début des années 1980, des chercheurs chinois ont découvert que l’artémisinine et ses dérivés sont aussi des anthelminthiques efficaces contre Schistosoma japonicum, un des schistosomes responsables de la bilharziose17. Des essais cliniques de phase III furent menés, au début des années 2000 et avec succès, en Afrique et en Chine sur d’autres espèces de trématodes responsables de la bilharziose et de la distomatose24.

L’effet antiparasitaire le plus important se produit lorsque le schistosome est au stade juvénile de schistosomule.

Dans l’avenir, l’artémisinine et ses dérivés, au vu de leurs faibles effets secondaires et de leur demi-vie nettement plus longue (entre 1,9 et 2,6 heures pour l’artémisinine contre 0,8 et 1,5 heure pour le praziquantel) devraient prendre une place importante au côté du praziquantel qui est, actuellement, le médicament le plus utilisé pour traiter la bilharziose26.

Cancers
Des recherches in vitro ont montré l’action anticancéreuse de l’artémisinine combinée à du fer. En arrêtant le facteur de transmission E2F1, l’artémisine intervient dans la destruction des cellules cancéreuses – essais menés sur le cancers du poumon et du sein27.

Effets indésirables
L’artémisinine est, en règle générale, bien tolérée par voie entérale et n’a que peu d’effets secondaires de trouble du système digestif le plus souvent causé par hyporexie ou dysphagie28. Ces effets sont plus fréquents lors d’une infection par Plasmodium falciparum. Sa dose létale médiane est légère (5 576 mg·kg-1 par voie entérale chez le Rat domestique). Une certaine neurotoxicité et des effets abortifs sont observés lors d’essais prolongés chez le Rat domestique mais vu la clairance rapide (demi-vie entre 1,9 et 2,6 heures dans le plasma sanguin) et l’exposition courte (3 à 5 jours) à la substance active lors d’une thérapie, ces risques sont considérés comme nuls chez les patients impaludés qui ne sont pas des femmes enceintes.

L’administration par injection intraveineuse (IV) peut entraîner dans 10 à 25 % des cas une anémie hémolytique qui apparaitra souvent post-traitement29,30.


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Aujourd’hui des recherches surles bienfaits  l´artémisinine de la plante Artemisia annua, en tant que remède contre le cancer ! Un produit qui pourrait agir sans entraîner les terribles effets secondaires tels que la perte de cheveux due aux cytostatiques classiques… et ainsi entraîner des gains inespérés pour l’industrie pharmaceutique.

Ce qui REUNIT l’industrie pharmaceutique et les patients atteints de cancer est la recherche de cytostatiques ayant peu ou pas d’effets secondaires. Mais ce qui SEPARE les deux, c’est le produit final : pour l’industrie pharmaceutique, il doit être un médicament brevetable, si possible cher ; pour le patient, l’idéal inconcevable serait, dans le meilleur des cas, un médicament qu’il puisse cultiver dans son propre potager. C’est ici qu’entre en jeu l’artemisia, notamment suite à l’article de la Tageszeitung ‘taz’ concernant la recherche sur l’artémisinine au centre de recherche sur le cancer. Je reçois maintenant presque quotidiennement des appels comme celui-ci : « J’ai un parent qui souffre du cancer xy, très rare, et qui est traité avec tel et tel médicament et avec tant et tant d’irradiations, penses-tu qu’on pourrait remplacer ou compléter ce traitement avec l’artemisia ? » Pour être tout à fait franc, je ne le sais pas non plus ! Aucun expert ne peut l’affirmer ! Selon le Prof. Duke, les feuilles d’artemisia annua contiennent 20 composants avec un effet anti tumoral.

Chacun de ces corps agit contre une large étendue de différents types de tumeurs. L’artemisia contient 225 autres composants qui peuvent influencer l’évolution d’une tumeur. Des centaines de thèses sont donc nécessaires… mais où sur terre existe-t-il encore des cliniques du cancer ou une université de pharmacie qui puissent effectuer ses recherches indépendamment de l’influence des sponsors ??? En fait, il est scandaleux que ce soit l’industrie et peut-être même la bienveillance de quelques grandes fortunes qui décident, si les plantes médicinales de notre Création peuvent être étudiées !

L'artémisinine la plante anti-cancer

L’artémisinine la plante anti-cancer

Un exemple : notre collaborateur Florian Freier (lauréat « Jugend forscht » 2006) a démontré, en collaboration avec l’université de Tübingen, que l’artémisinine augmente la sensibilité aux irradiations d’une lignée cellulaire tuméreuse : les cellules tuméreuses sont plus sensibles aux irradiations, les cellules saines non. S’il est possible de généraliser cette constatation, la dose d’irradiations pourrait être réduite dans une thérapie parallèle à l’artemisia ! Les recherches se poursuivent-elles en ce sens ? Votre quotidien en a-t-il jamais rendu compte ? Aucun intérêt pour l’industrie !

Il ne reste qu’une solution : une expérimentation individuelle, si possible en collaboration avec un médecin qui n’a pas vendu son art de la médecine et sa conscience à l’industrie pharmaceutique. Et maintenant mon souhait : transmettez à Anamed International e.V. vos rapports avec les résultats de la thérapie à l’artemisia : rien ? moyen ? bon ? Il n’y a que comme ça que nous pouvons rendre des jugements objectifs. J’estime le nombre de patients touchés par une tumeur qui se soignent à l’artemisia à plus de 100… mais les rapports ne nous sont transmis que très rarement. Et comme déjà évoqué, il est également important pour nous de savoir si le traitement n’a eu aucun effet ou si l’état du patient s’est empiré !!!

Selon notre expérience, la tisane n’a aucun effet sur un tiers des patients, peu d’effet sur un autre tiers et un effet surprenant sur le dernier tiers, certains parlent même de « guérison ». Le mieux est que le patient prenne la dose élevée d’artemisia pendant 14 jours (voir ci-dessus), c’est-à-dire 5 g par jour sous forme de tisane ou, en cas de douleurs intestinales, sous forme de poudre avec du yaourt par exemple. Si aucune amélioration n’est constatée au bout de 14 jours, c’est-à-dire si le patient ne se sent pas mieux et si ses valeurs ne se sont pas améliorées, il n’y aucun intérêt à continuer à prendre de l’artemisia. Dans le cas contraire, selon la gravité de la maladie, nos patients continuent le traitement à l’artemisia, à dose élevée ou faible, selon les résultats et la tolérance de chacun, pendant des mois ou des années.

Comme c’est le cas aussi pour la malaria et le SIDA- une seule substance est vraiment étudiée aux universités (ainsi brevetable et commercialisable) : l’artémisinine.

Bienfaits de l’artémisinine : l’artémisinine est brevetée contre les tumeurs et est utilisée, bien que très rarement encore, pour le traitement des tumeurs en thérapie anti tumorale. C’est in vitro, c’est-à-dire en laboratoire, que l’artémisinine était la plus efficace contre les lignées cellulaires de la leucémie, du cancer du gros intestin, du mélanome et des cancers du sein, des ovaires, de la prostate, du cerveau et des reins. * Pour obtenir de plus amples informations sur chacune des ces tumeurs (prenons par ex. le cancer des poumons), entrez ces différents termes dans le moteur de recherche google : « artémisinine cancer du poumon », « artemisinin lung cancer », « artémisinine annua cancer du poumon », « artemisinin annua lung cancer ».


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Les propriétées de L’artémisinine est apparemment la dernière trouvaille en ce qui concerne les traitements naturels pour lutter contre le cancer.

L’Artemisia annua : contre le paludisme et le cancer
L’Artemisia annua est une plante aromatique qui a été utilisée par la médecine chinoise en tant que puissant remède du paludisme, maladie qui, en dépit des statistiques officielles, reste la plus ravageuse de la planète. L’artémisine est le principe actif de cette plante. On vient de se rendre compte de sa stupéfiante efficacité contre le cancer du poumon et du sein. À condition d’y ajouter du fer.

La Revue des Sciences de la Vie (USA) a présenté une vaste étude de l’Université de Washington, menée par les Drs Narenda Singh et Henry Lai sur l’artémisine. Elle a découvert au départ que l’artémisine pouvait détruire rapidement près de 30% des cellules cancéreuses du poumon. Mais en la combinant avec du fer, elle éradique jusqu’à 98% des cellules cancéreuses, en seulement 16 heures !

En plus, la consommation de cette plante n’a aucun impact sur les cellules pulmonaires saines en raison du fer qui se joint sélectivement au tissu cancérisé, ceci favorisant l’attaque ciblée de l’artémisine.

Une autre étude a été menée sur des échantillons de tumeurs mammaires cancéreuses in vitro. Vu que ces cellules ont aussi une forte propension à accumuler le fer, il a aussi été associé du fer à l’artémisine. Il a ainsi été obtenu un taux de 75 % de destruction du cancer après seulement 8 heures et presque 100% en seulement 24 heures.

Culture de l'artémisinine une des plantes les plus anti-cancer

Culture de l’artémisinine une des plantes les plus anti-cancer

Depuis, de nombreuses expériences ont été menées sur différents cancers (prostate, intestins….), et jusqu’à présent elles ont toutes prouvé que l’artémisine combinée au fer détruisait sélectivement les tumeurs cancéreuses, ce qui a fait définir l’artémisine – par le Dr Len Saput -, comme « une bombe intelligente pour le cancer »

Formes galéniques et mode d’utilisation
L’artémisine est présente surtout dans les feuilles, mais les flavonoïdes résident surtout dans les tiges de l’Artémisia annua ; il est donc préférable de prélever non seulement les feuilles mais aussi les tigelles de la plante pour faire la poudre ou la tisane.

Les feuilles d’armoise annuelle doivent pouvoir se trouver en herboristerie et peut-être en pharmacie – mais attention ! Ne vous laissez pas vendre de l’armoise vulgaire (très courante) à la place de l’annuelle, ce n’est pas la même et elle ne marchera pas !

En l’occurrence, il existe autour de 50 variétés d’armoise, dont certaines sont dangereuses.

– L’Artémisia annua en poudre est nettement plus efficace que la tisane ; c’est pour cela que je ne m’étendrai pas sur la formule infusion.
– Les feuilles avec leur tigelle, doivent être séchées à l’ombre dans un endroit aéré pendant au moins 5 jours. On les réduit ensuite en poudre fine avec un blinder.

La dose journalière est entre 500 mg et 1 000 mg.


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Le parasite responsable de la forme la plus dangereuse du paludisme –
Plasmodium falciparum – résiste aujourd’hui à tous les traitements antérieurs de
première intention, mais de nouvelles combinaisons de médicaments contenant des
dérivés de l’artémisinine présentent un taux de guérison supérieur à 95 %.

Les dérivés
de l’artémisinine doivent être utilisés en combinaison avec d’autres médicaments
antipaludiques efficaces pour le traitement du paludisme non compliqué à falciparum.
La pratique courante des monothérapies à base d’artémisinine par voie orale, plus
simples et moins onéreuses à la production comme à l’achat, pose cependant un risque
immense et pourrait entraîner la perte des artémisinines à la résistance du parasite.
L’élimination des monothérapies à base d’artémisinine dépend d’une solide
réglementation des médicaments au niveau du pays. Seule la suppression des
autorisations de commercialisation des monothérapies à base d’artémisinine par voie
orale en éliminera la disponibilité dans le secteur public et le secteur privé formel. La
persistance de ces monothérapies dans le secteur privé informel, courante dans de
nombreux pays d’endémie, peut être évincée moyennant l’assurance d’un accès aisé à
des médicaments de qualité à travers un système de gestion nationale des
approvisionnements en médicaments.

L'artémisinine anti-cancer puissant

L’artémisinine anti-cancer puissant

L’Assemblée mondiale de la santé a adopté une résolution visant à éliminer
progressivement du marché la monothérapie à base d’artémisinine par voie orale et à
la remplacer par des médicaments combinés à base d’artémisinine (ACT) pour le
traitement du paludisme non compliqué à falciparum. A l’échelle mondiale, 34 pays
ont retiré l’autorisation de commercialisation des monothérapies à base d’artémisinine
par voie orale, mais 28 pays doivent encore prendre des mesures réglementaires à ce
sujet, y compris 18 en Afrique. Sur 76 entreprises impliquées dans la production et la
commercialisation de ces médicaments, 36 en tout ont radié la monothérapie à base
d’artémisinine par voie orale de leurs catalogues. Quarante entreprises, ciblant
principalement les marchés du secteur privé dans les pays d’endémie, proposent cependant
encore activement la monothérapie.